Végétarisme et Religions: “Tu ne tueras point”
Provenance: extrait d’un livre: “le goût Supérieur, guide pratique du végétarisme”, ed. BBT, 1993
A VOIR: JT de FR3 du 3 octobre 2009: La maltraitance animale reste encore impunie!
(cliquer sur “3 octobre” et sur “afficher la vidéo tout de même”)
Végétarisme et Religions : « Tu ne tueras point »
« Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », non pas des viandes superflues, mais la nourriture nécessaire – qui répare en nous ce qui se perd tous les jours de la substance notre corps… Car le chrétien, selon ses paroles, ne doit point désirer toute cette diversité de mets délicats, toutes ces pâtisseries et toutes ces viandes exquises qui ne font que charger l’estomac, appesantir l’âme, aveugler les avis et donner des armes encore pour la servir aux passions. » Saint-Jean Chrysostome
La règle d’or
Montrer de la compassion pour toute forme de vie est une règle d’or que l’on retrouve dans les enseignements de toutes les grandes traditions religieuses. Puisque le végétarisme est l’extension naturelle de cette compassion, il est tout à fait normal qu’il prenne une place importante dans les pratiques religieuses.
De fait, les religions ont ceci de commun, c’est qu’elles désirent toutes qu’on s’abstienne de manger de la viande, ne serait-ce que les jours saints. En étudiant leurs écritures et la vie de leurs fondateurs, on comprend que l’alimentation végétarienne soit un choix naturel pour l’être qui désire atteindre le pur amour de Dieu.
Égypte, Chine et Japon
Certains prêtres d’Égypte ne prenaient pas de viande afin de pouvoir respecter les vœux du célibat. Ils rejetaient aussi la consommation des œufs, considérés comme de la « chairs liquides ».
Dans les temples Shinto au Japon, on interdisait les sacrifices d’animaux et l’on conseillait l’alimentation végétarienne pour la purification du corps.
D’anciens textes décrivant la pratique du confucianisme et du taoïsme recommande d’éviter les aliments carnés tel le porc « qui rend l’haleine désagréable aux ancêtres. »
Zoroastriens, Sikhs et Jaïns
« Le seigneur de sagesse a prédit le pire pour ceux qui suppriment la vie du bœuf avec des cris d’extase. Pour de tels actes, les races de sacrificateurs et des prêtres magiciens seront réduites à néant… Que soient maudits tous ceux qui prêchent qu’il faut tuer le bétail ! Que soient maudits les faux prophètes, les faux prêtres, tous corrompus, qui trahissent la vérité, accaparent le pouvoir et falsifient tout par leurs mensonges. C’est de l’esprit du mal dont sont remplis les soi-disant grands de ce monde et les potentats ; c’est lui qui les a tout fait tomber dans ses œuvres atroces. Ils s’allient au démon pour accomplir leurs noirs desseins et assassinent le bétail pour s’en repaître. »
Ainsi parlait le prophète Zarathoustra qui fonda la religion zoroastrienne au VIe siècle avant Jésus-Christ. Bien qu’abolie en Iran, cette région compte encore plus de 200 000 pratiquants végétariens.
La religion sikh, qui est un intéressant mélange d’hindouisme et d’islamisme, fut fondée en Inde au XVe siècle par Guru Nanak. D’après l’érudit sikhs Swaran Sing Sanehi, Guru Nanak considérait la consommation de viande comme impropre, « particulièrement pour ceux qui essaient de méditer ». Bien qu’en raison de l’influence musulmane, la plupart des sikhs soient maintenant carnivores, certains regroupements, comme la secte Namdhari et le mouvement 3HO de Yogi Bhajan, sont strictement végétariens.
Fondée en Inde par Mahavira (599 - 527 avant Jésus-Christ), le jaïnisme est principalement basé sur l’ahimsa : la non-violence. Les Jaïns sont toujours très fidèles aux enseignements sacrés, et les 4 millions de membres de cette religion sont tous de stricts végétariens.
Judaïsme et Ancien Testament
Au début de la genèse, Dieu définit quelle alimentation convient à l’homme : « je vous donne les plantes de la terre qui produisent des graines, les arbres portant des fruits à pépin ou noyaux. Graines et fruits vous serviront de nourriture. » (Genèse 1:29)
Ainsi, d’Adam à Noé, le peuple d’Israël est principalement végétarien. Puis vient l’époque où l’être humain « tombe dans le péché » et se met à offrir des animaux en sacrifices ! (Genèse 4:4). Mais Dieu n’est jamais satisfait par ces sacrifices. « Je suis dégoûté des holocaustes de bélier et de la graisse des veaux. Le Sang des taureaux, des brebis et des boucs Me répugne… Quand vous tendez les mains, Je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, Je refuse d’écouter, car vos mains sont couvertes de sang. » (Isaïe 1:11-15).
La viande Kasher
La viande dite « Kasher » est une viande dont on a retiré le sang. « Cependant, vous ne mangerez pas la chair qui contient encore la vie, son sang. (Genèse: 9 :2 - 4). Voilà pourquoi les juifs tentent de vider le sang du corps de l’animal avant de consommer sa chair. Mais ce rite n’est pas valable car même si le sang est extrait des artères, il en reste quand même dans les petits vaisseaux sanguins. Aucune viande n’est donc parfaitement Kasher. Seul le juif végétarien ne se nourrit pas du sang des animaux.
Dans son ouvrage classique intitulé les lois de l’alimentation juive, Rabbi Samuel Ho Dresnet explique que : « se nourrir de viande Kasher est une sorte de compromis… L’homme devrait idéalement ne pas manger de viande car pour l’obtenir un animal doit être mis à mort. »
Juifs végétariens
De plus en plus de juifs rejettent ce compromis. Le nombre des adhérents à la société internationale des juifs végétariens augmente modestement mais régulièrement. En Israël, plus de 4 % de la population est végétarienne. En fait, après l’Inde, Israël et le pays où l’on trouve la plus grande concentration de végétariens religieux.
Martin Buber (1878 - 1965), réputé pour être l’un des plus grands philosophes et penseur juif moderne, recommandait une alimentation sans viande. Isaac Bashevis Singer et Samuel Yoseph, tous deux prix Nobel de littérature, expliquent que le végétarien fait preuve de bienveillance envers les animaux.
Christianisme et Nouveau Testament
le nouveau testament que nous connaissons reste mystérieusement muet sur l’alimentation de Jésus et la nourriture qu’elle recommandait…
Certains exégètes de la Bible affirment que cette lacune a pour cause la suppression systématique des passages où le Christ s’oppose catégoriquement à la consommation de viande.
Correction ou Corruption ?
Le professeur Nestlé, dans son livre Introduction au texte original du Testament grec nous dit que certains érudits appelés « correctores » furent nommés par les autorités ecclésiastiques de l’époque afin de « corriger », ou plus précisément altérer les textes des Ecritures.
Une de ces « corrections » eut lieu au concile de Nicée (325 après Jésus-Christ). À ce concile, affirment plusieurs érudits contemporains, les prêtres ont complètement modifié, par omission ou extrapolation, les documents chrétiens originaux. Le but de ces modifications était de rendre les Ecritures acceptables à empereur Constantin. Celui-ci était d’ailleurs connu comme un être cruel qui versait du plomb liquide dans la gorge des chrétiens végétariens qu’il capturait.
Manuscrits de la mer Morte
Alors que les plus anciens documents connus du nouveau testament datent du IVe siècle (donc après le concile de Nicée), des manuscrits datant du tout début d’ère chrétienne ont été découverts en 1947. Ces textes seraient les plus complets et les plus anciens des Ecrits chrétiens actuellement connus.
On y apprend que Jésus était végétarien. Ce que confirme la prédiction de l’Ancien Testament : « C’est donc le Seigneur qui va Lui-même vous donner un signe. Voici : la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel. Il se nourrira de laitage et de miel. » (Isaïe 7:14).
On y découvre aussi cet étonnant dialogue entre un Saducéen et Jésus : « Dis-moi, pourquoi dis-tu que nous ne devons pas manger la chair des animaux ? Le bétail ne fut-il pas donné à l’homme comme les fruits et les herbes ? » Jésus lui répondit en ouvrant un melon. « Regarde ce fruit de la terre, regarde avec tes propres yeux ce bon fruit du sol et vois les graines qu’il contient. Chaque melon peut produire plus de 100 autres melons. Si tu plantes cette graine tu te nourris du vrai Dieu, car aucun sang n’a coulé. Aucun cri n’a été perçu par tes oreilles et aucun sang n’a été vu de tes yeux. La vraie nourriture de l’homme provient de notre mère la Terre. Maintenant regarde ce que Satan donne : l’angoisse et la mort, le sang des vivants pris par l’épée. Ne sais-tu pas que celui qui vit par l’épée périra par l’épée ? Va, plante le bon fruit de la vie et ne fait plus souffrir les animaux. »
Chrétiens végétariens
Les premiers écrits chrétiens témoignent aussi de l’importance du végétarisme dans la pratique religieuse. Clément d’Alexandrie (160 - 240), l’un des pères de l’Eglise, recommandait l’alimentation végétarienne : « il vaut mieux être heureux, dit-il, que de rendre nos corps pareils à des tombes pour animaux… L’apôtre Matthieu mangeait des céréales, des noix et des légumes, et s’abstenait de toute chair. » Grand célébrité de l’église chrétienne à ses débuts, Saint Jérôme écrivait : « la préparation des légumes, des fruits et des légumineuses est facile et ne requièrent pas de cuisiniers qui coûtent cher. » Il jugeait qu’un tel régime convenait mieux à une vie consacrée à la quête de la sagesse. Saint-Jean Chrysostome (345 - 407) considérait l’alimentation carnée comme une coutume cruelle et contre nature pour les chrétiens : « nous imitons les mœurs des loups, des léopards, ou plutôt nous faisons pire qu’eux. La nature les a faits pour qu’ils se nourrissent ainsi, mais Dieu nous a dotés de la parole et du sentiment de l’équité, et nous voilà devenu pire que les bêtes sauvages. » Il disait aussi : « Nous, les dirigeants chrétiens, pratiquons l’abstinence de la chair animale. » Saint-Benoît, qui fonda l’ordre monastique des bénédictins en 529, prescrivait les aliments végétariens comme nourriture de base pour ses moines. L’ordre de la Trappe, dès sa fondation au XVIIe siècle, s’opposa rigoureusement à la consommation de la viande, des œufs et des autres aliments d’origine animale. Cette règle fut révisée par le concile Vatican deux (1965), mais la plupart des trappistes adhèrent encore à l’enseignement originel et sont végétariens. Aujourd’hui, l’Eglise adventiste du septième jour recommande fortement le végétarisme à ses membres, s’appuyant sur les enseignements de la Bible.
Même si la majorité des chrétiens sont non-végétariens, nombreux sont ceux qui le deviennent et peuvent faire des déclarations proches de celles de John Wesley (1703 - 1791), le fondateur du méthodisme : « Je remercie Dieu, car depuis que j’ai laissé la viande et le vin, je ne contracte plus de maladies. »
Islam et Mahomet
« Celui qui est bon les créatures de Dieu, est également avec les mêmes. » Hadith du prophète Mahomet
A la Mecque, lieu de naissance du prophète Mahomet (fondateur de l’islam), aucune créature ne peut être tuée, pas même un moustique. Lorsque le pèlerin arrive dans un lieu saint, il fait très attention à ne pas écraser d’insectes.
Les premiers biographes du prophète Mahomet indique que celui-ci préférait la nourriture végétarienne. Mahomet se nourrissait surtout de fruits, de légumes, de lait, de miel et de dattes. Il disait : « Plusieurs anges descendront là où il y aura abondance de légumes. »
Quoique la majorité des musulmans d’aujourd’hui soit principalement carnivores, on découvre dans plusieurs enseignements de l’Islam, notamment dans la tradition Soufi, que le végétarisme est recommandé. Et comme dans le judaïsme, les musulmans ne peuvent se nourrir de viande sans avoir préalablement suivi certaines règles.
Al-Ghazzali (1050 -1111), un des plus grands philosophes musulmans, disait : « Se nourrir de la chair de la vache apporte la maladie, mais son lait apporte la santé. Une habitude alimentaire motivée par la compassion procure une vie paisible. »
le bouddhisme et la compassion
«Que le disciple s’abstienne de toute viande afin de ne pas causer de frayeur à d’autres êtres vivants… L’homme censé ne se nourrit pas de viande… Il se peut que dans le futur, des insensés prétendent que j’ai approuvé la consommation de la viande, mais… Je n’ai pas permis, je me permets pas et je ne permettrai jamais à personne se nourrir de chair animale… En tout temps et en tout lieu, c’est inconditionnellement interdit pour tous. » Paroles de Bouddha Dhammapada
A l’origine, le bouddhisme fut pratiqué en Inde pour s’opposer à l’abattage généralisé des animaux. Dans ces enseignements sur l’ahimsa, la non-violence, Bouddha S’éleva contre ces pratiques cruelles, née d’une déviation perverse de la religion.
D.T. Suzuki, éminente autorité bouddhiste, écrit dans son livre La Compassion : « la compassion est au fondement de la religion bouddhiste. » Un bouddhiste doit donc éliminer la viande de son menu car « la consommation de la chair détruit la semence de la compassion ». (Mahaparinirvana Sutra)
Les bouddhistes sont depuis toujours végétariens. Malheureusement, beaucoup ont dévié des enseignements originels, pensant qu’ils avaient le droit de se nourrir d’un animale qu’il n’aurait pas tuée de leurs propres mains. Ce genre de déviation fut pourtant condamné par Bouddha : « il est faux de dire que l’on peut consommer une viande issue d’un animal que l’on n’a pas tué soi-même. » (Lankavatara Sutra)
De nos jours, des millions de bouddhistes respectueux de la vie sont végétariens. « Comment un bhiksu (chercheurs de vérité) qui espère devenir un libérateur d’autrui, peut-il vivre en se nourrissant de la chair des autres êtres vivants ? » (Surangama Sutra)
L’Hindouisme et les Védas
« Ceux qui désirent jouir d’une grande beauté, d’une longue vie, d’une santé parfaite, d’une bonne mémoire et d’une grande force physique, morale et spirituelle, doivent s’abstenir complètement de toute chair animale… Qui peut être plus cruel et plus égoïste que celui qui veut nourrir sa chair de celle d’innocents animaux ? » Mahabharata
Les Ecritures védiques de l’Inde, qui regroupent les textes les plus anciens de la planète, insistent sur l’importance du végétarisme. Elles condamnent la consommation de chair animale et incitent à la compassion pour les animaux. On compte parmi elles la Manu-Samhita, livre des lois de l’humanité qui explique : « On ne peut se procurer de viande sans blesser un être vivant et l’on ne peut accéder à la félicitée spirituelle en agissant ainsi. Ne mangeons donc plus de viande. » Un autre passage du même ouvrage stipule : « après avoir mûrement considéré l’origine révoltante de la viande, la cruauté de la captivité et de la mise à mort des animaux, abstenons-nous entièrement de toute consommation de chair. » Malgré l’influence occidentale, on trouve encore aujourd’hui plus de 600 millions d’Hindous religieusement végétariens.
Ces dernières années, Srila Prabhupada, fondateur et maître spirituel du Mouvement pour la Conscience de Krishna, déclara : « Puisque nul n’est en mesure de créer un être vivant, personne n’a donc le droit de tuer ; les lois humaines qui font une distinction entre tuer un être humain et tuer un animal sont imparfaites… Selon les lois de Dieu, la mise à mort d’un animal mérite un châtiment au même titre que celle d’un humain. Ceux qui établissent une distinction entre les deux fabriquent de toutes pièces leurs propres lois. Un des dix commandements ordonne même : « Tu ne tueras point ». Voilà une loi parfaite que les êtres humains ont déformée avec leurs discriminations et leurs spéculations : « Je ne tuerai pas d’êtres humains, mais je tuerai des animaux. » Ainsi les gens se fourvoient ils et sont-ils cause de souffrances pour eux-mêmes et pour autrui. »
























5 déc 2009 à 3:45
Bonjour,
Cela fait bien longtemps que les religions débattent sur la viande mais personne n’est d’accord bien entendu car les humains ne sont jamais d’accord de puis le commencement.
En ce qui me concerne et aprés avoir étudié beaucoup de livres, fréquenté de nombreuses écoles et une pratique de plus de quarante ans de végétarisme sans aucun problème particulier de carences car en tant que scientifique, je fais régulièrement des analyses afin de me rendre compte de mes affirmations, je reviens à l’ancien testament dans la génèse, tout est là c’est à nous d’adapter notre alimentation en fonction de cet enseignement mais encore faut-il y croire, ça c’est un autre chapitre comme les juifs dans le désert avec moïse qui réclamaient la viande que ceux qui disent que dieu à autorisé la viande, lisent bien et comprennent bien la réponse car j’ai l’impression que beaucoup de religieux de toutes croyances n’ont pas trés bien compris ou ne veulent pas comprendre.
29 déc 2009 à 7:43
Bonjour Jacques,
Mon végétarisme est presque aussi ancien que le votre et je me porte très bien
Mais tout de même, pour l’ancien testament, je vous taquine un peu : “tout est là” ?
Lisons les carnets de Théodore Monod (ed Le Pré Aux Clercs) plutôt savoureux, une édition pasthume de notes non destinées à la publication.
Ici un extrait vers l’âge de 24 ans :
“Ancien Testament : La bibliothèque anglo-saxonne m’effraye et me répugne autant que l’idolâtrie romaine : que l’on adore un papyrus ou un pain à cacheter, c’est le même fétichisme, et encore, le pain à cacheter est-il vierge d’obscénités, cruautés, sauvageries, toutes choses donc regorgent les vieilles chroniques des “Banou Israël”. Je ne comprends pas ces théopneustes, car c’est admettre une divinité bien impure et à l’imagination bien mal tournée que de considérer comme des paroles de sa bouche les pires turpitudes d’une petite tribu de brigands du désert !
Je continue à inventorier l’Ancien Testament. Il y en a de bonnes ! Et, du jour où l’on se contente d’y voir en gros, en très gros, l’histoire de l’esprit travaillant de méchants Bédouins, et qu’on aborde cette étude sans superstition, mais comme un folkloriste ou un archéologue sans parti-pris, cela devient du plus haut intérêt : le comique n’en est même pas absent !” (Matafé, 16 juin 1926)
Il ne mâche pas ses mots le futur membre de l’académie des sciences … !
3 jan 2010 à 21:18
Jean Marc, Bonjour
Je pense que je me suis mal expliqué sur l’ancien testament, je ne parle pas de tout l’ancien testament mais seulement de la genèse chapitre 29 et 30: Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur le surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence: Ce sera votre nourriture. A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel , à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi. Nous remarquons une chose: Dieu n’a pas prévu d’animaux carnivore.
J.TURCHET
Bonjour, Jean Marc
Je me suis mal exprimé sur l’ancien testament, je ne veux parler que de la genèse chapitre 29 et 30 qui traitent des nourritures, vous pouvez remarquer que dieu n’a pas prévu d’animaux carnivores. Si vous voulez avoir plus de détails, je vous invite à lire l’évangile de la paix selon Jean que vous trouverez sur internet entièrement. La bible est une traduction des hommes et vous savez comme moi ce que l’on peut faire avec chaque traduction que chaque traducteur interprète à sa façon.
J.TURCHET
16 jan 2010 à 8:31
Une question aussi pour l’auteur de l’article : qu’est-ce qui permet de dire que les esséniens étaient végétariens et qu’ils ont connu Jésus ?
Certes ils vénéraient un “Maître de Justice” qu’ils ne nommaient pas par respect, mais rien ne prouve que ce soit Jésus; d’ailleurs on a un texte qui serait de lui selon le professeur Dupont-Sommer qui l’a traduit; il s’agit des “Hymnes” et en particulier ce passage :
“Tandis que les impies, tu les as créés (pour le moment de) ton courroux
et, dès le sein maternel tu les as réservé pour le Jour du massacre
car ils sont allés dans la voie qui n’est pas bonne”. (Hymne Z)
Croyez-vous lire là Jésus ? On y voit plutôt le style de l’ancien Testament, notamment Deutéronome 28:46 et suivant.
25 jan 2010 à 14:41
Bonjour, Jean Marc
Il y a longtemps que je ne pose plus ce genre de question avec plus de quarante ans de pratique et d’études derrière moi, les preuves des méfaits de la viande sont faites. Mais il est toujours bénéfique de remonter aux sources car il y a toujours les détracteurs qui diront le contraire par principe et sans aucune preuve, c’est bien connu. Si on voulait citer tous les précurseurs du végétarisme, il faudrait un grand mémoire car ils sont nombreux et parmi eux beaucoup de scientifiques sérieux, je pense un jour écrire un tel ouvrage après celui de 800 pages que j’ai en préparation. Avant d’abandonner les consultations, j’ai eu à soigner de nombreuses personnes rongées par une alimentation trop carnée, j’ai vu comment ils étaient avant et après avoir suivi prescriptions et pas spécialement des jeunes alors vous savez pour moi c’est l’expérience qui prime et rien d’autre. Je voudrais cependant encourager à vous intéresser aux origines du végétarisme et aux religions car vous allez y trouver des choses intéressantes sur le comportement humain, bon courage.
Jacques TURCHET
29 déc 2010 à 15:54
Bonjour,
Je reviens sur ce site suite aux discussions que j’ai sur les sujets relatifs à la consommation de viande et la religion, c’est trés compliqué de pouvoir donner des explications car pour certains tout est ramené à la religion. Dans la vie, la religion ne fait pas tout et par moment il faut sortir des sentiers battus pour y voir clair. Anatomiquement et physiologiquement, l’humain n’est pas constitué pour manger de la viande car son système digestif neutralise trés mal les résidus métaboliques des produits carnés, nos reins ne laissent pas filtrer l’ammoniac comme ceux des carnivores et notre intestins est bien trop long pour éliminer rapidement les résidus carnés trés agressifs, l’intestin des carnivores est trés court, notre formule dentaire ne correspond pas à celle des canivores et nos dents sont beaucoup trop serrées pour éviter les micros fibres de la viande d’y séjourner en s’y putréfiant, la brosse à dents n’élimine jamais tout, les dents des carnivores sont espacées, nos glandes digestives ne correspondent pas à celles des carnivores à sécrétions trés puissantes. Ceci n’est pas nouveau et connu depuis fort longtemps mais on en tient pas compte car les mauvaises habitudes ont la vie dure et puis il faut faire comme tout le monde en bons moutons de panurge que nous sommes mais il y surtout la puissante industrie de la viande qui ne tient pas à perdre ses revenus consistants.La viande n’a jamais été et ne sera jamais un aliment spécifique humain et ça il n’y a pas à y revenir. Personnellement, je n’impose rien à personne, j’enseigne une science mais je ne l’impose pas, chacun est libre de manger comme il lui plaira mais il faut en assumer les suites. La plupart des grands philosophes étaient végétariens et je pense que l’ancien testament est trés clair sur le sujet.L’hygiène alimentaire est une vaste science car elle regroupe la science, la philosophie, la technique et la spiritualité.
J.TURCHET