ARRETONS LA CRUAUTE ENVERS LES ANIMAUX ET LA PLANETE

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Auteur: Claire MAZAL

Un chiffre qui fait froid dans le dos : Le nombre d’animaux tué dans le monde le temps d’un repas est égal à la population entière de San Fransisco…

Dans notre société «civilisée», l’abattage d’innocents animaux n’est pas seulement accepté mais un rituel établi. On ne se voit pas nécessairement comme faisant parti d’un culte mangeur de chair. Mais tous les signes sont là;

  • Peur de considérer et de choisir d’autres styles de diètes
  • Peur d’abandonner la sécurité du groupe
  • Peur lorsqu’il y a preuves de possibilités révélant que le dieu des protéines animales n’est pas ce qu’on pensait être.

Nous sommes profondément programmés dans notre attitude envers la viande. Les hommes ont été conditionnés à attribuer la consommation de viande avec leur masculinité et plusieurs d’entre eux pensent que leur sexualité et virilité dépendent de leur consommation de viande. Notre langage est tellement diminué par des euphémismes et des clichés, nos expériences tellement appauvries par la répression, notre jugement tellement déformé par l’ignorance, que l’on peut facilement être tenu prisonnier par un point de vue sous l’emprise de notre conscience. Il a été dit que si nous avions à tuer nous-mêmes les animaux que nous consommons, le nombre de végétariens augmenterait de façon astronomique. Pour nous empêcher d’y penser, l’industrie de la viande fait tout en son pouvoir pour nous encourager à faire le vide à ce sujet.

Résultat : la plupart de nous en savons très peu sur les abattoirs. S’il arrive qu’on y pense, on présume et souhaite probablement que les animaux ne souffrent pas en mourant rapidement et sans douleur. La réalité des abattoirs est bien différente de ce que l’on veut bien imaginer, pensant que les fermes industrielles sont comme les petites fermes de jadis. Les fermes industrielles n’ont rien à voir avec cette réalité.

Cliquer sur les images, et entrez dans la danse…

L’un des plus grands abattoirs de viande kasher aux Etats-Unis dans l’Iowa (centre) tuait les animaux cruellement, en violation avec les lois vétérinaires et sanitaires, selon une enquête de l’administration américaine

Ce rapport du ministère de l’agriculture décrit la non conformité de l’usine –Agriprocessors Inc– aux normes sanitaires et affirme qu’une dizaine d’inspecteurs, chargés par l’administration américaine de contrôler le traitement de la viande dans l’usine, avaient accepté de la viande en cadeau, jouaient avec des ordinateurs ou dormaient quand ils auraient dû inspecter les carcasses et fermaient les yeux sur des pratiques cruelles. L’enquête a été menée à l’initiative du groupe de protection des animaux PETA qui avait dans une vidéo clandestine prise en fin 2004 montré les méthodes cruelles utilisées dans cette usine pour tuer les animaux. À noter: En mai 2007 une autre enquête fut réalisée par Peta en caméra cachée, rien n’avait changé sur les méthodes barbares d’abattage depuis la première enquête!

L’abattage rituel, en usage chez les juifs et les musulmans,

consiste à égorger et saigner les animaux de boucherie, sans étourdissement préalable


Mais les individus qui font l’abattage pour nous savent ce qu’il en est. Une partie de leur travail les suivent chez eux lorsqu’ils retournent à la maison. Leurs oreilles sont agressées par les hurlements et cris des poulets, coqs, oies, veaux, vaches, porcs, le battement des ailes, les sabots qui frappent le sol. Le corps des animaux refuse toutes justifications ou excuses, chacun résistant à sa façon et essayant de s’échapper, s’obstinant avec le Créateur jusqu’à son dernier souffle. Les planchers sont glissants de graisses animales, de bains de sang et l’air est étouffant et imprégnée de senteurs nauséabondes et de cris d’animaux terrifiés.

Tant que l’homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés

des plans inférieurs, il ne connaîtra ni la santé, ni la paix.”

Pythagore, philosophe et célèbre mathématicien (570-480 av J.C)

La rotation des employés dans les abattoirs est la plus élevée de toutes les occupations. La plupart font de leur mieux pour rester « humain » dans de telles circonstances. Mais ces gens travaillent sous pression dans des conditions stressantes, pressé au-delà de leur capacité par la nature de l’environnement dans lequel ils travaillent. Ils évacuent souvent leur frustration la seule façon dont ils connaissent; sur les animaux. Les porcs augmentent l’agressivité et la violence des abatteurs en refusant de faire ce qu’on leur demande. Mais il y a une raison pour laquelle ces pauvres bêtes résistent de se conformer; ils sont comme tous les animaux, en accord avec leur environnement et sont profondément sensible au danger qui les attend. Ils sont terrifiés pour leur vie.

Barack Obama lui même reconnait “qu’il serait bénéfique que les Américains changent leurs habitudes alimentaires…”

Si devant certaines images le choix semble évident, dans la réalité, devant notre assiette, au moment de passer la commande devant les copains et les collègues, même si on semble d’accord, intelligent, cultivé, sensible, on recule en trouvant vite fait des arguments intellectuels, sociaux, religieux ou autre pour se dédouaner et sortir vite de la culpabilité que ces images font naître.

Elle est pourtant nécessaire cette culpabilité et saine! c’est le cri de notre conscience, la même que celle de ces créatures pendues au bout d’un fil de fer, à moitié vidée de leur sang.

Ce sont des âmes comme nous, mais dans des corps différents.

C’est au nom de cela sans doute, de cette différence de corps, du principes d’exploitation et de rendement, que nous nous octroyons le droit de les torturer en secret pour les manger proprement emballé chez Mc Do, au Supermarché ou au fond de la marmite de belle maman, tradition dominicale ou fête de Noël oblige. (fête de la dinde c’est ça?)

Alors suivant la même logique: A quand l’extermination des handicapés et des vieux quand ils ne sont plus ni utiles ni rentables pour la société? c’est choquant n’est ce pas? et pourtant…

Les animaux ne nous appartiennent pas. Nous n’avons pas le droit d’en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs ou nos expériences scientifiques.

Il est si simple de faire autrement, d’être un peu courageux, et de changer!

Passer de l’idéologie à l’action quotidienne…

si chaque goutte de l’océan s’évaporait, il n’y aurait plus de mer…si chaque individu devenait conscient de ses vraies responsabilités envers Dieu, lui-même et la vie des autres, le monde deviendrait un océan de paix et pas cette poubelle volante, mutilée, troublée des innombrables crimes commis au nom du seul plaisir de ceux qui les commettent.

Croire en notre action, petite, invisible, comme celle de la goutte qui, ajoutée à une autre goutte devient la force de l’océan quand il se soulève…

Pour une vraie alternative…cliquer sur la fleur…

De toutes les vidéos de cet article, dans laquelle préférez vous vivre?

D’aucun diront: “Oui, mais il faut laisser la liberté à chacun de choisir!”

Est-il encore question de liberté de choix quand d’innocentes victimes sont encore torturées, 60 ans après l’holocauste?   

“Oui mais les animaux ne sont pas comme les humains, nous avons le droit de les tuer pour les manger, d’ailleurs c’est écrit dans la Bible, Dieu nous a autorisé!”

Ce qui suit est une conversation entre Srila Prabhupada, le Pere Emmanuel  et un invité extrait du livre “Solution pour une Age de Fer“, ed. BBT (p.113-116)

Srila Prabhupada: Il faut accepter telles quelles les prescriptions scripturaires et pas seulement les passages qui nous conviennent. Comment peut-il être question d’amour de Dieu si l’on ne peut même pas suivre un commandement aussi essentiel que: “Tu ne tueras point” ?

Un invité: les chrétiens considèrent que ce commandement ne s’applique qu’aux humains, non aux animaux.

Srila Prabhupada: Voulez-vous dire que le Christ n’avait pas assez d’intelligence pour utiliser le mot juste, qui est “meurtre”? Il y a “tuer” et “assassiner”; ce dernier mot s’applique plus particulièrement aux humains alors que “tuer” s’applique à tous les êtres, et plus spécifiquement aux animaux. Si Jésus avait seulement voulu interdire le meurtre, il aurait utilisé le mot “assassiner”…On peut toujours interpréter les mots à sa manière, mais le sens direct du commandement est fort clair. “Tu ne tueras point” signifie: “Toi, chrétien, tu ne donneras pas la mort.”

Pere Emmanuel: Mais alors…ne peut-on dire que manger les plantes revient également à tuer?

Srila Prabhupada: La philosophie vaishnava enseigne qu’on ne doit pas même tuer les plantes sans nécessité. Par ailleurs, Krishna dit dans la Bhagavad-gita (9.26): “Que l’on M’offre avec amour et dévotion une feuille, une fleur, un fruit, de l’eau, et cette offrande, Je l’accepterai.” Nous n’offrons à Krishna que les aliments qu’Il demande et nous en mangeons nous-mêmes que les reliefs sanctifiés de cette offrande. Si offrir une nourriture végétarienne  à Krishna était mauvais, c’est Lui qui aurait tort, pas nous. Mais Dieu est apapaviddha. Il ne saurait être atteint par le péché…Manger de la nourriture offerte au Seigneur, c’est comme, pour un soldat, tuer en temps de guerre. Lorsque le chef des armées ordonne de passer à l’attaque, celui qui obéit et tue les ennemis se gagnera un titre de gloire. Mais que ce même soldat tue un être humain pour son propre compte, et il sera condamné. De même, manger du prasadam (la nourriture offerte à Krishna) ne nous rend coupable d’aucune faute. Ce que confirme la Bhagavad-gita (3.13): “les dévots du Seigneur sont affranchis de toute faute, parce qu’ils ne mangent que des aliments offerts en sacrifice. Mais ceux qui préparent des mets pour leur seul plaisir ne se nourrissent que de péché.”

Pere Emmanuel: Krishna ne peut-Il parfois autoriser la consommation de chair animale?

Srila Prabhupada: Oui, dans le règne animal. Mais l’être humain civilisé, l’être humain religieux, ne saurait tuer et manger les animaux. Cessez de tuer les animaux, chantez le Saint Nom du Christ et votre vie sera parfaite…Je crois que les prêtres chrétiens doivent oeuvrer avec le Mouvement pour la Conscience de Krishna. Ils doivent chanter le nom du Christ, ou “Kristos”, et cesse de tolérer qu’on abatte les animaux. Ces enseignements sont en accord avec ceux de la Bible, ils ne sont pas de mon invention. Agissez ainsi et vous verrez alors la condition universelle changer.” (fin de citation)

Ce qui suit est un extrait du livre “Le Goût Supérieur” ed. BBT, 1993:

“Au début de la Genèse, Dieu définit quelle alimentation convient à l’homme: “Je vous donne les plantes de la Terre qui produisent des graines, les arbres portant des fruits à pépins ou noyaux. Graines et fruits vous serviront de nourriture.” (Genèse 1.29)

Ainsi d’Adam à Noé, le peuple d’Israël est principalement végétarien. Puis vient l’époque où l’être humain “tombe dans le péché” et se met à offrir des animaux en sacrifice. (Genèse 4.4). Mais Dieu n’est jamais satisfait par ces sacrifices. “Je suis dégouté des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux. Le sang des taureaux, des brebis et des boucs Me répugnent…Quand vous tendez les mains, Je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, Je refuse d’écouter, car vos mains sont couvertes de sang.” (Isaïe 1.11-15)

La viande dite “Kasher” est une viande dont on a retiré la sang. “Cependant, vous ne mangerez pas la chair qui contient encore la vie, son sang.” (Genèse 9.2-4). Voilà pourquoi les juifs tentent de vider le sang du corps de l’animal avant de consommer sa chair. Mais ce rite n’est pas valable car même si le sang est extrait des artères, il en reste quand même dans les petits vaisseaux sanguins. Aucune viande n’est donc parfaitement Kasher. Seul le juif végétarien ne se nourrit pas du sang des animaux.

Dans son ouvrage classique intitulé Les Lois de l’Alimentation Juive, Rabbi Samuel Ho Dresnet explique que: “Se nourrir de viande Kasher est une sorte de compromis…l’homme devrait idéalement ne pas manger de viande car pour l’obtenir un animal doit être mis à mort.”

De plus en plus de juifs rejettent ce compromis. En israël, plus de 4% de la population est végétarienne. En fait, après l’Inde, Israël est le pays où l’on trouve la plus grande concentration de végétariens religieux.

Martin Buber (1878-1965), réputé pour être l’un des plus grands philosophes et penseurs juifs modernes, recommandait une alimentation sans viande. Isaac Bashevis Singer et Samuel Yoseph, tout deux prix Nobel de littérature, expliquent que le végétarien fait preuve de bienveillance envers les animaux.

NON-VIOLENCE ET RESPECT DES ANIMAUX: LES BASES MORALES DU VEGETARISME

Ma mère était convaincue, et j’ai gardé à cet égard ses convictions, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est l’une des plus défavorables et des plus honteuses infirmités de la condition humaine; que c’est une de ces malédictions jetée sur l’homme par l’endurcissement de sa propre perversité. Elle croyait, et je crois comme elle, que ces habitudes d’endurcissements du coeur à l’égard des animaux les plus doux, ces immolations, ces appétits de sang, cette vue des chairs palpitantes, sont faits pour rendre féroces les instincts du coeur.Lamartine

L’ENFER DES ABATTOIRS

Aux U.S.A chaque année, environ 134 millions de mammifères et 3 millliards de volailles sont tués à des fins alimentaires. Ils ne sont pas nombreux ceux qui réalisent que la viande provient d’une telle tuerie. D’autant que les publicités ne vantent jamais les atrocités commises dans les abattoirs. Il est plus facile de présenter aux enfants à la télévision, un clown, Ronald Mc Donald, qui tout sourire explique que les hamburgers poussent dans des carré de terre. Les abattoirs sont de véritables enfers, des usines de la mort. Les animaux hurlent alors qu’on tente de les étourdir à coups de marteaux et de décharges électriques? ils sont hissés dans l’air par les pattes et acheminés encore vivant par les convoyeurs. On leur tranche la gorge, puis les dépèce alors qu’ils sont encore vivants.
Dans son livre Végétarien d’abord, le champion de tennis, Peter Burwash, raconte sa visite d’un abattoir: “Je ne suis pas une personne sensible et timide. J’ai joué au hockey jusqu’à en perdre la moitié de mes dents. Un grand esprit de compétition m’anime sur le court de tennis…Mais cette visite à l’abattoir m’a bouleversé. En sortant, je savais que je ne ferais jamais plus de mal aux animaux! Je connaissais tous les arguments physiologiques, économiques et écologiques en faveur du végétarisme; mais ce fut cette expérience de la cruauté des êtres humains envers les animaux qui m’a convaincu de la nécessité d’être végétarien.”

LA GRECE ET LA ROME ANTIQUES

les considérations économiques et morales ont de tout temps incité de nombreuses personnalités à adopter le végétarisme. Pythagore, célèbre pour ses contributions à la géométrie, disait: “O mes frères, ne souillez pas vos corps d’aliments impurs. Nous avons du maïs en abondance, des pommiers qui ploient  sous le poids des pommes et du raisin qui gonfle sur la vigne. Il y a des fines herbes, des légumes qu’on peut cuire et ramollir sur la flamme, sans oublier le lait et le miel. La terre nous donne ses richesses, d’immenses réserves d’aliments purs, et nous offre des banquets qui ne requièrent aucun effusion de sang ou tuerie. Seules la bêtes apaisent leur faim avec de la chair, et encore pas toutes puisque les chevaux, le bétail et les moutons se nourrissent d’herbe.” Le biographe Diogène nous apprend que Pythagore mangeait du pain et du miel le matin et des légumes crus le soir. Il payait aussi les pêcheurs pour qu’ils rejettent leur pêche à la mer.

DES CADAVRES SUR LA TABLE

Dans un de ses essais, l’auteur romain Plutarque écrit: “Peut-on vraiment se demander pourquoi Pythagore s’abstenait de toute chair? Quant à moi, je me demande quel était l’état d’esprit du premier homme qui porta du sang à sa bouche, posa ses lèvres sur la chair d’un cadavre, plaça sur sa table des carcasses et osa appeler aliments et nourriture les organes des animaux qui, quelques temps auparavant, beuglaient, hurlaient, remuaient et vivaient. Comment des yeux purent-ils contempler le carnage de ces gorges tranchées, de ces peaux écorchées et de ces membres arrachés? Comment son nez a-t-il supporté l’odeur  nauséabonde? Comment est-il possible qu’au contact des plaies, des sucs et sérums coulant des blessures mortelles, ses papilles gustatives n’aient pas vomi une telle horreur? Ce ne sont certes pas des lions ou des loups que nous tuons en légitime défense; au contraire, nous tuons des créatures inoffensives et apprivoisés qui n’ont ni dard, ni dents pour nous blesser. Pour un morceau de chair, nous les privons de soleil, de lumière, de leur droit à la vie.”

Il présenta ensuite le défi suivant aux mangeurs de chair animale: “Si vous affirmez être naturellement conçus pour un tel régime, tuez d’abord vous-même ce que vous désirez manger en  faisant appel à vos propres ressources, sans couperet, gourdin ou hache.”

LEONARD DE VINCI, ROUSSEAU

l’illustre Leonard de Vinci résuma ainsi l’approche morale du végétarisme: “Celui qui n’apprécie pas la vie ne la mérite pas.” il décrivait le corps des mangeurs de viande comme un “lieu de sépulture”, un cimetière pour animaux. Ses carnets de notes sont remplis de passages illustrant sa compassion pour les êtres vivants: “un nombre incalculable d’animaux sont séparés de leurs petits, qui seront cruellement abattus.”

Le philosophe français Jean-Jacques Rousseau s’intéressait aux sciences naturelles. Il constata que les animaux carnivores étaient généralement plus cruels et plus violents que les herbivores. Il en déduisit que le végétarisme rendrait les gens plus compatissants. Il conseilla même qu’on ne permette plus aux bouchers de témoigner devant les tribunaux ou de faire partie d’un jury.

NE PLUS MANGER DE CHAIR

Végétarien militant, le poète Shelley écrivit dans son essai intitulé Une alimentation Naturelle Justifiée: “Que les partisans de l’alimentation carnée vérifient le bien-fondé d’un tel régime, qu’ils déchirent un agneau encore vivant avec leur dents comme le recommande Plutarque et plongent leur tête dans ses organes vitaux, se désaltèrent dans le sang fumant…Alors seront-ils en accord avec leurs convictions.” L’intérêt de Shelley pour le végétarisme s’éveilla alors qu’il étudiait à Oxford, mais ce n’est qu’après leur mariage que son épouse et lui-même l’adoptèrent. Dans une lettre datée du 14 mars 1812, sa femme écrivait à une amie: “Nous avons renoncé à la viande pour adopter la pensée pythagoricienne”. Shelley décrit, dans son poème La Reine Mab, un monde utopique où les êtres humains ne tuent pas les animaux à des fins alimentaires.

“…désormais, il ne tuera plus

l’agneau qui le regarde,

Ne dévorera plus sa chair,

Car, comme pour venger la loi violée de la Nature,

celle-ci empoisonna, envenima le corps qui l’engloutit,

Eveilla des passions funestes, de vaines croyances,

la haine, le désespoir et le dégoût de tout,

les germes de la misère, du crime, la maladie, la mort.”

PACIFISME VEGETARIEN

l’auteur russe Léon Tolstoï opta pour le végétarisme en 1885. Renonçant à la chasse, il préconisa le “pacifisme végétarien” et s’opposa à ce que l’on tue même l’insignifiante fourmi. Il pensait que la progression de la violence au sein de la société humaine menait les peuples à la guerre. Dans son essai Le Premier Pas, il écrit que la consommation de chair animale est absolument immorale, puisqu’elle implique un acte contraire à la morale, la mise à mort.” Tolstoï estime qu’en tuant, “l’homme refoule inutilement la plus haute qualité spirituelle, la compassion. Se faisant violence en tuant les animaux, il devient cruel.”

UNE ALIMENTATION NATURELLE

Le compositeur Richard Wagner considérait que toute vie est sacrée. Il voyait dans le végétarisme une “alimentation naturelle” qui pouvait sauver l’humanité de ses tendances  la violence et nous aider à réintégrer le “Paradis perdu depuis longtemps.”

LA DESTINEE DE LA RACE HUMAINE

L’écrivain américain Henry David Thoreau écrit dans Walden ou La Vie dans les Bois: “N’est-ce pas une honte que l’homme soit un animal carnivore? Il est vrai que dans une certaine mesure il assure sa subsistance en se nourissant de lapins et d’agneaux, mais ce mode de vie est bien misérable. Celui qui enseignera aux hommes à s’en tenir à une alimentation saine et inoffensive sera considéré comme un bienfaiteur de sa race. Je suis convaincu que la race humaine est appelée, dans son évolution graduelle, à cesser de se nourrir de chair animale, de la même façon que les tribus sauvages ont cessé de s’entre-dévorer au contact d’êtres plus civilisés.”

GANDHI, APÔTRE DE LA NON-VIOLENCE

Mohandas Gandhi, l’apôtre de la non-violence, était végétarien. Ses parents, indiens très pieux, en le nourrirent jamais de viande, de poisson ou d’oeufs. Mais les coutumes et principes de la culture traditionnelle de l’Inde furent grandement menacés sous le régime britannique. De nombreux indiens adoptèrent l’alimentation carnée de l’Occident. Même Gandhi devin également victimes de conseils de ses camarades de classe, qui le poussèrent à manger de la viande sous prétexte que cela augmenterait ses forces et son courage. Plus tard, revenu au végétarisme, il écrivit: “il faut corriger la méprise selon laquelle le végétarisme nous a rendus faibles d’esprit, passifs ou inactifs. Les aliments d’origine animale ne sont absolument pas nécessaire à l’homme.” Auteur de cinq livres sur le végétarisme, Gandhi se nourrissait quotidiennement de germes de blé, de pâte d’amande, de légumes verts, de citron et de miel. Il fonda la “Communauté rurale Tolstoï”, une communauté axée sur les principes du végétarisme. Dans son livre Les Bases Morales du Végétarisme, il écrit: “Je soutiens que l’alimentation carnée ne convient pas au genre humain. Nous avons tort d’imiter les animaux si nous leur sommes supérieurs.” Pour Gandhi, les raisons de santé importaient moins que la raison d’éthique: “Je crois que l’évolution spirituelle exige, à un certain stade, que l’on cesse de tuer nos frères les animaux pour se nourrir.”

SE NOURRIR DE CADAVRES

Le dramaturge Georges Bernard Shaw s’efforça d’adopter le végétarisme dès l’âge de vingt-cinq ans. “Shelley fut le premier à me faire réaliser la barbarie de mon régime alimentaire.”, écrit-il dans son autobiographie. Ses docteurs l’avertirent que son alimentation végétarienne le tuerait. On lui demanda, lorsqu’il fut vieux, pourquoi il ne retournait pas les voir pour leur montrer les bienfaits qu’il en avait retirés. il répondit: “Je le voudrais bien, mais ils sont tous décédés depuis des années.” Quelqu’un lui demanda un jour: “Comment se fait-il que vous paraissiez si jeune?” “Au contraire, rétorqua-t-il, je fais mon âge. Ce sont les autres qui paraissent plus vieux. Que peut-on espérer de gens qui ne se nourissent que de cadavres?”

Shaw écrit: “Nous prions le dimanche pour qu’une lumière éclaire notre sentier; Nous sommes las de combattre, dégoûtés de la guerre, mais pourtant nous mangeons des êtres assassinés.”

LA FERMETURE DU DERNIER ABATTOIR

Dans son livre Utopie Moderne, H.G Wells traite du végétarisme et présente une vision futuriste du monde: “On ne trouve aucune viande dans toute l’Utopie, ce qui n’était pas le cas jadis. Mais aujourd’hui, on ne peut supporter l’idée des abattoirs. Dans une population instruite, où tous jouissent d’un même niveau de raffinement physique, il est presque impossible de trouver quelqu’un qui découpe un boeuf ou un porc mort…Je me souviens encore des réjouissances qu’occasionna la fermeture du dernier abattoir.”

NOUS SOMMES TOUS DES CREATURES DE DIEU

Le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer devint végétarien en 1962, à l’âge de cinquante-huit ans. “Naturellement, dit-il, je regrette d’avoir attendu si longtemps, mais mieux vaut tard que jamais.” il affirme que végétarisme et judaïsme sont parfaitement compatibles. “Nous sommes tous des créatures de Dieu. Quelle contradiction que d’implorer la miséricorde et la justice du Seigneur tout en continuant à manger la chair d’animaux abattu pour nous!” S’il apprécie les bienfaits du végétarisme, il précise que la considération morale est plus importante encore: “Même si l’on prouvait que l’alimentation carnée est bonne pour la santé, je ne l’adopterais pas pour autant.”

Les justifications intellectuelles en faveur de la consommation de chair animale exaspèrent Singer; “Divers philosophes et chefs religieux cherchent à convaincre leurs disciples et partisans que les animaux ne sont que des machines sans âmes, dépourvues de sentiments. Or, quiconque a déjà cohabité avec un animal, fût-ce un chien, un oiseau, voire une souris, sait qu’une telle théorie n’est qu’un audacieux mensonge, inventé pour justifier la cruauté.”

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“On n’a pas deux cœurs,

un pour les animaux et un pour les humains.

On a un cœur ou on n’en a pas.”

Lamartine

Maintenant, A vous de choisir…

Claire MAZAL

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3 Réponses à “ARRETONS LA CRUAUTE ENVERS LES ANIMAUX ET LA PLANETE”

  1. Oui ! Bravo pour votre combat. Je vous soutiens à 100%.
    Etre au XXIème siècle et en être encore à tuer d’autres mamifères pour se nourrir… c’est vraiment la preuve qu’il y a encore du chemin à accomplir pour nous sortir de notre propre bestialité.
    De tout coeur avec vous, Claire.
    Philippe Hemsen

  2. pour info, si mon blog vous plaît, mon livre vous plaira
    Cordialement, Claude Servanton

  3. les humains sont d’une cruauté hors du commun,bande d’ordures,il faudrait leur faire la même!!!!

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