Pourquoi la Vache (n)’est (plus) sacrée en Inde?

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Provenance: www.vedicsanga.com

Auteur: Claire MAZAL

Hier soir, après une bonne journée de consultations, d’écriture etc, je m’installe confortablement dans le salon à l’heure des infos et j’entends sur une grande chaîne nationale : « les vaches ne sont plus désirées en Inde, on les expulse des villes comme New Delhi où elles sont devenues illégales et des cow-boy d’un nouveau genre, les chassent au lasso pour les emmener sans ménagement et les parquer hors de la ville. Craignant une révolte populaire encore très présente, les autorités s’assurent pour l’instant qu’elles soient nourris et soignés jusqu’à leur mort » …(Voir l’extrait Video du JT de 20H du 25 Aout 2009, autres articles plus anciens, relatifs au sujet sur teva.fr, funnynews, indedunord.free.fr, )

Mais jusqu’à quand …?

Si l’Inde, le pays où la spiritualité est à couper au couteau par rapport aux autres nations, commence à chasser ses vaches, qu’elle a vénéré pendant des millénaires suivant le mode traditionnel du respect et de la haute compréhension que, nous donnant du lait, nous lui devions respect et protection, comme à notre mère…c’est que de grands bouleversements sont à prévoir, et pas des meilleurs…

Déjà des signes d’invasion du modèle américain hantent depuis quelques dizaines d’années les murs des grandes villes indienne, vantant ça et là, soit une célèbre gomme à mâcher, soit une boisson gazeuse très répandue…(une boisson nationale à base d’urine de vache est cependant sur le point d’être commercialisée pour supplanter l’influence désastreuse du géant américain tant sur le plan de la santé que celui de la revendication d’identité nationale: LIEN)

Ça et là quelques abattoirs indiens ont fait leur apparition, au grand désespoir de l’ancienne génération, qui voit avec effarement un des grands bastions de leur culture, le végétarisme, s’effriter peu à peu.

Signe des mauvais temps : ce qui était adoré, protégé, considéré comme de bon augure, est maintenant pourchassé, tué pour être mangé ou relégué dans un coin.

En occident, les vaches sacrés de l’Inde sont comme une image de marque, un label d’authenticité, souvent moqué, mais quand même.

D’où cela vient-il ? Pourquoi cet animal plutôt qu’un autre ?

L’occident a depuis longtemps relégué les animaux au rang de société inférieur à « exploiter », terme reflétant bien d’ailleurs la mentalité de ceux qui le pratique.

On parle en effet d’ « exploitant » agricole, bovins, etc, sans que cela ne choque plus personne, tant l’idée derrière de pomper le maximum soit de la terre soit d’un animal sans respect de son statut est admise et rentrée dans les mœurs. L’idée de production à tout prix ayant depuis longtemps supplantée la morale, l’éthique et le respect, les dérives subtiles du langage ne sont même plus remarquées. Et pourtant…

Il fut un temps où même en Europe, la vie paysanne avait plus de grâce au point d’être chantée par des poètes comme Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine, etc 

Dans les années 70, un Sage Hindou venu enseigner la culture védique et tâcher de la répandre en Occident écrivait : « la vraie richesse, ce sont la terre et les vaches ». Propos qui pouvait faire sourire à l’époque, maintenant on en rira de moins en moins, au milieu de notre béton, sans pour la plupart, plus aucun savoir-faire ni moyen pour faire pousser quoi que ce soit individuellement.

Enseignant la musique pendant longtemps, je demandais un jour à des enfants de maternelle de nommer des noms de fleurs, nous en avions besoin pour élaborer un spectacle. Devant leur grand silence, j’ai posé alors une question qui serait, je croyais,  très simple et facile pour eux : qu’est ce qui pousse de la terre et qu’on peut manger par exemple?  leurs réponses furent stupéfiantes: “des briques de lait, des hamburgers, des saucisses et des frites”… point de vache, point de pomme de terre, point de légumes ni de fruits. Ces enfants ne savaient même pas que le lait sort du pis d’une vache ! Ceci dit, à la réflexion, c’est normal, ils ne l’a voient qu’en dessins animés, ou alors coupée en tranches sous cellophane et là, ils ne peuvent donc plus la reconnaître ! Ces enfants ne savaient pas non plus ce qu’était un jardin… et pourtant ils venaient tous de milieux « favorisés » d’une école privée, d’un quartier tranquille d’une ville bourgeoise du centre de la France…

Ce constat parle de lui-même. Maintenant des sorties sont organisées par l’école pour aller voir une vache, une chèvre, un âne, une salade, une fleur, dans une ferme, comme au zoo…On fait ce qu’on peut, c’est le progrès ! Les temps modernes, l’avancée technologique !

Parlons-en…

Dans l’article qui suit, extrait d’un livre « Le Goût Supérieur » ed, BBT, 1993, l’auteur nous montre à quel point le fait de consommer de la viande ne sert qu’aux pays riches, et la question du choix de vie citoyenne, en quête d’un meilleur environnement, social y compris, devient alors un sujet brûlant d’actualité:

LE COUT DE LA VIANDE: PERSPECTIVE ECONOMIQUE

Sur un hectare de bonnes terres consacrés à l’élevage, on nourrira au maximum, quatre grands bovins, qui produiront au bout de 18 mois quatre carcasses de 300kg chacune, dont 200kg de viande, soit au total, 480 kg de viande par hectare et par an. Sur le même hectare, en un an, on aurait pu produire plus de 5 tonnes de lait, ce qui eût été mieux. On aurait pu également y faire pousser 50 quintaux de blé soit, au taux d’extraction de 70%, 3500kg de farine. 480kg de viande contre 3500kg de farine, les chiffres se passent de commentaires!” Daniele Starenkyj Le Bonheur du Végétarisme

LA SOLUTION AU PROBLEME DE LA FAIM

Un rapport du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis nous apprend que plus de 50% des céréales produites en Amérique servent à nourrir le bétail - les vaches, les porcs, les agneaux et les poulets. Il faut savoir que l’utilisation des céréales pour la production de viande coûte cher. Le département de Recherches Economiques du Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis a calculé que 8kgs de céréales ne donnent qu’un demi-kilo de boeuf.

Au cours d’une entrevue télévisée, France Moore Lappé, experte en alimentation et auteur du best-seller Diet for a Small Planet, compara un steak à une cadillac. “Tout comme la Cadillac est une grande dévoreuse d’essence, commente-t-elle, la production de viande implique une très forte consommation de céréales.”

Dans son livre intitulé La Chimie des Protéines, le docteur Aaron Altshul constate, après avoir comparé le taux de calories d’un régime carné avec celui d’un régime de céréales, légumes et légumineuses, que ce dernier fait vivre vingt fois plus de personne. Si les sols cultivables de la Terre étaient principalement utilisés pour la production d’aliments végétaux, notre planète pourrait aisément subvenir aux besoins d’une population de plus de vingt milliards d’être humains!

De telle données ont amené les experts en alimentation à souligner que le problème de la faim dans le monde n’est, dans une large mesure, que chimère. A l’heure actuelle, nous produisons assez de nourriture pour subvenir aux besoins de tous les habitants de la planète; hélas, il n’y a aucune répartition des denrées alimentaires. Dans un rapport soumis au Congrès Mondial des Nations Unies sur l’alimentation (Rome, 1974), René Dumont, célèbre économiste agronome de l’Institut National d’Agriculture de France, expliqua: “La sur-consommation de viande par les riches engendre la famine pour les pauvres. Cette forme peu rentable d’agriculture doit changer, en supprimant par exemple les étables où l’on engraisse les boeufs avec des céréales, voire en réduisant massivement le nombre de boeufs en boucherie.”

Dans son best-seller L’Economie du Futur, le futurologue Alvin Toffler est optimiste quant à l’évolution de la crise alimentaire mondiale. Il prévoit que “l’apparition d’un mouvement spirituel en Occident fera diminuer la consommation de boeuf et fera augmenter les régimes alimentaires à base de céréales pour le bien du monde entier.”

LES VACHES VIVANTES: UN ATOUT ECONOMIQUE

De toute évidence, une vache vivante est plus rentable pour la société qu’une vache morte car elle donne du lait, du fromage, du beurre, du yaourt et d’autres aliments riche en protéines. Les vaches d’Amérique produisent tant de lait que Sam Gibbons, député de Floride, signala au Congrès américain que “les Etat-Unis avaient stocké un surplus de 220 000 tonnes de beurre, 272 000 tonnes de fromage et 382 000 tonnes de lait écrémé en poudre.”

En 1971, Stewart Odent’hal, de l’Université du Missouri, fit une étude détaillée sur les vaches du bengale et découvrit qu’elles ne prennent pas la nourriture de l’homme puisqu’elles ne se nourrissent que d’herbe et de restes non-comestibles des récoltes (écorce de riz, extrémités supérieures des tiges de cannes à sucre, etc).

“Fondamentalement, dit-il, le bétail transforme des produits dérivés sans grande valeur directe pour l’homme en produits d’utilité immédiate.”

Voilà qui devrait balayer le mythe selon lequel les gens crèvent de faim en Inde parce qu’ils refusent de tuer les vaches.

LA VIANDE COUTE PLUS QU’ON NE LE PENSE

En fait, la production de viande s’avère si peu rentable que cette industrie ne peut survivre sans subventions. La plupart des gens ignorent à quel point les gouvernements nationaux maintiennent l’industrie de la viande à coups de prêts, de contributions, etc. En 1977, le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis acheta pour 500 millions de francs (à l’époque) d’excédents de boeuf qu’il destina aux cantines scolaires. La même année, les gouvernements d’Europe achetèrent 2,5 milliards de francs d’excédents de viande aux agriculteurs et déboursèrent des millions pour l’entreposer.

GASPILLAGE DU TRESOR PUBLIC

Chaque année, les gouvernements jettent par la fenêtre l’argent des contribuables pour maintenir un réseau national d’inpecteurs du contrôle des viandes. Le problème divulgué des maladies animales entraîne aussi de considérables dépenses. Pour chaque animal malade tué, le propriétaire se voit attribuer par le gouvernement une indemnité forfaitaire compensatoire. En 1978, le gouvernement américain versa l’argent des contribuables, (250 millions de francs d’indemnités), pour le contrôle de la brucellose, une maladie qui s’attaque au bétail. Par ailleurs, un autre programme du gouvernement américain garantit aux producteurs de viande des prêts pouvant s’élever jusqu’à 1 million et demi de francs. Ceci est dénoncé dans un éditorial du New York Times comme “un vol scandaleux des fonds du Trésor Public.”

Or, bien que ne nombreuses preuves recueillies par les services de santé gouvernementaux témoignent de la nocivité de la viande sur l’organisme, les ministères de l’Agriculture des pays riches continuent de dépenser des sommes colossales pour sa production.

Dans son livre Recherche sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations, l’économiste Adam Smith proclame les avantages du végétarisme: “On peut en vérité se demander si la viande de boucherie constitue un élément nécessaire à la vie. Les céréales et autres aliments végétaux, avec le lait, le fromage et le beurre (ou l’huile, là où le beurre n’est pas disponible) nous offrent le régime le plus riche, le plus sain, le plus nutritif et le plus tonique qui soit. Un homme sain n’a nullement besoin de viande.”

DETERIORATION DE L’ENVIRONNEMENT

En Amérique du Nord, l’industrie de l’élevage oblige à six fois plus de déboisement que l’expansion humaine. De plus, les puissantes industries alimentaires du fast-food défrichent massivement de grandes forêts vierge d’Amérique latine comme celles de l’Amazonie pour faire des pâturages à bétail. Les écologistes du monde entier s’en inquiète grandement car de telles destructions menacent le fragile écosystème planétaire. La forêt d’Amazonie n’est-elle pas l’un des poumons du monde, l’un des régulateurs thermiques des conditions atmosphériques?

Comme si cela ne suffisait pas, l’industrie de la viande est la principale responsable de la pollution des rares réserves d’eau douce de la planète. Dans leur livre Population, Ressources et Environnement, Paul et Anne Ehrlich constatent que 60 litres d’eau suffisent pour cultiver un kilo de blé, alors qu’il faut de 3 000 à 6 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande! En 1973, le New York Post révéla qu’un immense abattoir américain de poulets utilisaient cent millions de litres d’eau par jour, quantité largement suffisante pour approvisionner une ville de vingt-cinq mille habitants!

CONFLITS SOCIAUX

La production de viande requiert de plus grandes étendues de terre que l’agriculture. Elle est depuis des siècles à l’origine de conflits économiques et sociaux. Une étude publiée dans S’alimenter Grâce aux Récoltes révèle qu’un hectare de céréales produit cinq fois plus de protéines qu’un hectare de pâturage réservé à la production de viande; un hectare de fèves ou de pois produit dix fois plus de protéines et un hectare d’épinards vingt fois plus!

Ces vérités économiques étaient connues des Grecs de l’Antiquité. Dans son livre La République, Platon cite Socrate qui recommande le végétarisme: “Ce régime permettrait à une nation d’utiliser intelligemment ses ressources agricoles.” Il signale également que si les gens commençaient à se nourrir d’animaux, il faudra de nouveaux pâturages. Et pour obtenir ces pâturages, les nations iront jusqu’à provoquer la guerre.

SOURCE DE GUERRE

l’alimentation carnée joua son rôle dans plusieurs des guerres de l’expansion coloniale européenne. Le commerce des épices avec l’Inde et autres pays d’Orient fut l’objet de sérieux litiges. A l’époque, les européens utilisaient la viande conservée dans le sel qui finissait par lasser le goût. Afin d’en relever la saveur, ils eurent l”idée d’utiliser des épices qu’il fallut acheter massivement. Le fructueux commerce de ces denrées d’appoint devint rapidement l’objet de grands litiges avec l’Orient, car gouvernements et marchands recoururent aux armes pour avoir le monopole sur les sources d’approvisionnement!

A l’heure actuelle, l’éventualité d’un conflit mondial ayant pour enjeu les ressources alimentaires existe toujours. Déjà, en août 1974, la CIA (Central intelligence Agency) publiait un rapport signalant que, dans un proche avenir, il n’y aurait peut-être pas de quoi nourrir la population du monde “à moins que les pays riches ne réduisent rapidement et massivement leur consommation d’animaux nourris aux céréales.”

LE VEGETARISME: UNE ECONOMIE

Selon Trémolières, auteur de “Diététique et art de vivre”, “Le gramme de protéine animale coûte deux à quatre fois plus cher que le gramme de laitage; il n’y a pas, à ce jour, de raison scientifique qui justifie une consommation de viande élevée.”

Gabriel Viaud-Bruant, lauréat de la société d’agriculture de France commente: “On achète de la viande, ce produit coûteux, au lieu de consommer des lentilles, des pois, des fèves, du riz, des haricots, beaucoup plus riches en azote, en phosphore, en fer et autres matières minérale… c’est une grave erreur sociale et économique que de faire croire à la nécessité du régime exclusif de la viande, d’autant que cette nourriture incite à la consommation de tabac et d’alcool.”

En adoptant l’alimentation végétarienne, les consommateurs pourront économiser des centaines de milliers d’euros chaque année. Mais rien qu’en considérant les point énoncés depuis le début de l’ouvrage, il devient difficile de comprendre que l’on puisse négliger le végétarisme, mode d’alimentation vraiment économique et sain.” (fin de l’extrait)

Alors pourquoi la vache en particulier, est-elle sacrée en inde?

L’Inde antique vénérait déjà la vache.
Krishna  incarné en gardien de vaches est vénéré par des millions d’hindou, surtout dans l’Inde du Nord, comme Gopal le vacher.
Les puranas (textes sacrés très anciens) disent que Khamadenu, la vache mythique, exauce tous les vœux de celui qui la respecte et l’adore.
Les sacrifices védiques célébrés par les brahmanes comprenaient des offrandes et des hymnes sacrés et une offrande sacrificielle (à base de beurre fondu généralement). La vache symbolise l’harmonie et la paix, une vie qu’on ne doit ni détruire ni sacrifier par l’abattage. Tout bon roi se devait d’ailleurs de “protéger la vache et les brahmanes”.

Comme la plupart des Indiens sont des végétariens (la viande de boeuf - animal qui sert de monture à Shiva, Prince des Yogi - est pratiquement tabou) la vache a été rarement exploitée en Inde pour sa viande. Mais de l’autre côté, la vache étant inviolable, par son statut sacré, dès qu’elle ne produit plus de lait, il semble correct à son propriétaire d’abandonner cette créature infortunée à la rue plutôt que de l’envoyer aux abattoirs. En fait, une fois dans la rue, cette vache ne manquera de rien, car chaque fois qu’un repas est préparé dans un foyer hindou, le premier roti (galette de blé complet) est offert, selon une tradition ancestrale, aux animaux, et aux vaches en particulier. Et lorsque le pieu hindou aperçoit une vache dans sa rue, il l’attire à sa porte pour lui offrir les friandises préparées en l’honneur de son dieu. Les jours de fête du calendrier hindou, on offre de l’herbe et des sucreries aux vaches vagabondes en acte de piété. Par ailleurs, les veaux ont encore droit à une bénédiction religieuse, comme tout nouvel enfant dans la famille;

La plupart des indiens pensent que les vaches qui déambulent dans leur villes et villages sont la personnification de tous les dieux du panthéon indien et des lieux de pèlerinages. Selon les Ecritures védiques, Surabhi, la mère de toutes les vaches, figurait parmi les trésors qui apparurent après le barattage de l’océan cosmique.

Les vaches donnent cinq produits sacrés, ou panca agavya qui sont: le lait, le caillé (yaourt), le beurre, l’urine et la bouse. Le mélange de ces cinq éléments est considéré comme extrêmement purificateur pour l’âme et le corps, et nombreux sont les hindoux qui l’absorbent.

Le lait: bienfait universel

“Les Ecritures Védiques comme le Srimad-Bhagavatam(8.6.12), nous enseigne que le lait est comparé à du nectar que l’on peut boire afin de devenir immortel. Bien entendu, le simple fait de boire du lait ne rend pas l’être humain immortel, mais cela peut accroître sa durée de vie. Dans la civilisation moderne, les gens ne pensent pas que le lait soit important. Bien qu’en cet âge les êtres humains puissent vivre jusqu’à cent ans, leur durée de vie est réduite parce qu’ils ne boivent pas de grandes quantités de lait (…) Au lieu de boire du lait, les gens préfèrent abattre un animal et en manger la chair. La Bhagavad-Gita recommande le go-raksya, c’est à dire la protection de la vache. La vache doit être protégée, le lait recueilli et préparé de façons variées. Il faut consommer une grande quantité de lait, car ainsi pourra-t-on prolonger sa vie, nourrir son cerveau, pratiquer le service de dévotion, et finalement obtenir la faveur de Dieu, la Personne Suprême.” Commentaire de A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada.

Marvin Harris, anthropologue américain qui a travaillé dans les années 70 sur ce thème, estiment que ces vaches étaient utiles pour produire les bœufs servant à l’agriculture, pour produire les précieuses bouses de vaches qui serviront d’engrais ou de combustible, et pour consommer certains déchets alimentaires de l’Homme. Ces vaches mangent peu des végétaux destinés à l’homme et débarrassent les trottoirs, rues et marchés des déchets végétaux avant qu’ils ne fermentent, sans vraie concurrence pour l’Homme.

Les vaches sont en Inde libres de se promener dans les rues et jusque sur les autoroutes. Elles n’ont pas de vocation à être mangées avant leur mort naturelle. Leur lait, le lait caillé (yaourt), le beurre et le ghee (beurre clarifié), leurs bouses et même leur urine étaient utilisés. Une fois morte de vieillesse, accident ou maladie, leur peau est utilisée par certaines castes pour faire du cuir.

En ville, dans les zones pauvres et sèches où elles manquent de nourriture, ces vaches peuvent être très maigres. Elles empêchent la circulation et crées des accidents, c’est pour cela qu’on commence maintenant à vouloir les chasser.

Quelques dictons populaires:

“Protéger une vache, la caresser sous le cou, c’est accomplir beaucoup d’activités pieuses.

“Quand on mange une vache ou un boeuf, on s’engage à renaître autant de fois qu’il y a de poil sur le corps de cet animal.”

Ceci fait sourire ici, au pays des incrédules.

Et pourtant, de récentes analyses scientifiques démontre que l’urine de vache (video, article)a des vertus antiseptique (anti-sceptique???), l’on comprend alors pourquoi elle est utilisée depuis la nuit des temps dans les rituels brahmanique. Encore une fois, la réalité rattrape le mythe…(cf article sur www.mediamedium.net: “krishna, mythe ou réalité) et qu’il va bien falloir accepter un jour, que cette réalité taxée ici en occident avec nos convictions toute faite comme étant dépassée, est pourtant celle qu’il nous faudrait, parce qu’elle est vraie et utile tout simplement.

Claire MAZAL

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