POURQUOI KRISHNA FAIT PEUR? et à qui?

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Manipulation, Secte, ou Vérité qui dérange ?

Depuis 1965, date de l’arrivée en Amérique de                            A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada,

l’expression « Hare Krishna » jusqu’alors inconnue aux    occidentaux est entrée progressivement dans le registre  connue du vocabulaire. Rarement avec respect, le plus souvent en rigolant, tout le monde voit cependant maintenant à peu près de quoi et de qui il s’agit :

« ah oui, les jeunes là rasés avec une touffe de cheveux derrière la tête, habillés bizarre, qui dansent avec des clochettes en chantant dans la rue, et en distribuant des bouquins et de la nourriture ?… tching tching tching, tching tching tching, Hare Krishna, Hare Krishna, Krishna Krisna, Hare Hare…ah, ah ils sont vraiment fous ceux là ! »

Qui ne les a pas croisés un jour au détour d’une rue passante, qui ne s’est pas fait cette réflexion ?

Oui, la différence dérange. L’accoutrement vestimentaire étranger à nos coutumes éveille immédiatement un sentiment d’insurrection vive. Pourquoi ?

En quoi ces jeunes gens nous choquent? En quoi le fait qu’ils prononcent ces quelques mots « Hare Krishna » réveille instinctivement une moquerie, une critique, une agressivité, une PEUR ? (je me souviens d’un incident un jour dans un flunch, un homme douteux est venue s’asseoir à coté de notre table et n’arrêtait pas de nous fixer, j’ai voulu faire une expérience, j’ai dit à ma fille : attend tu vas voir : je me suis tournée vers lui et je lui ai juste dit: « Hare Krishna », immédiatement il s’est levé et il est parti)

Mais de quoi, de qui, a-t-il eu peur ?

Il y a pourtant bien des concerts rock, hard, trash, acid, métal, etc, où beaucoup des mots sont prononcés, loin d’être tendre et raffinés, et pourtant personne ne se plaint, même pas du niveau sonore qui pourtant tue nos oreilles ? Au contraire, le monde court et s’agglutine sans trop comprendre, en se secouant comme des singes, debout pendant des heures, en hurlant inlassablement.

Alors pourquoi le fait de prononcer ces deux mots simples « Hare Krishna » provoque tant de remous ?

Plus gravement, pourquoi des hommes et des femmes ont il été harassés, torturés et tués simplement parce qu’ils avaient le goût de chanter ces quelques mots et de lire quelques livres glorifiant ces mots? De quoi sont faits ces mots, de quoi sont faits ces livres, pour que des hommes de tous bords politiques, de tous pays, en tout temps, modernes ou reculés, prennent tant de peine pour les faire taire et les détruire ? Quelle menace extrême cela représente t’il pour eux, pour qu’ils en viennent à une si grande colère, jusqu’à vouloir détruire socialement, financièrement ou psychologiquement, par des voies radicales ou détournées, toute personne qui tenterait de s’y attacher et encore plus de les répandre ?

Quelle est cette domination supérieure dont ils ont si peur ?

Quelle drogue subtile se cache dans ces mots là pour que des jeunes occidentaux, de toutes nations, de toutes races, de toutes religions, de toutes conditions sociales, acceptent depuis plus de 40 ans, d’arrêter de fumer, de se droguer, de coucher à droite et à gauche avec n’importe qui, de manger du cadavre sous cellophane, de perdre leur temps au casino, pour se lever tôt le matin avant le levée du jour, afin de simplement répéter doucement sur un chapelet ces deux mots là: « Hare Krishna »

Que contiennent-ils ? Que représentent-ils ? Quelle est cette tradition qui leur donne une telle détermination ?

Serait-ce le sentiment diffus que ces mots provoquent une révolution dans le cœur bien plus puissante que tous les mouvements contestataires réunis ? Serait-ce parce qu’ils contiennent en eux la quintessence de la véritable révolution? Celle du bonheur Suprême ? Celui là même que l’on cherche partout ailleurs là où il ne sera jamais ? Celui là même qui fait pâlir et rend insignifiant toutes les richesses et addictions qui font la puissance de quelques uns et l’enfer de beaucoup d’autres ?

Serait-ce cela ce si grand danger ? Danger de quoi ? De qui ?

Lui ? Dieu ? Celui que l’on n’accepte pas de reconnaître comme une Personne, encore moins Suprême et devant laquelle nous refusons par conséquent obstinément de nous incliner ?

C’est Lui ?

Eh oui, c’est lui, que c’est deux mots représentent…Hare Krishna…hare signifie la puissance de félicité du Seigneur, ou Radharani l’éternel féminin de aradhane en sanskrit=adorer, et Krishna signifie « l’infiniment fascinant »…pourquoi Dieu ne serait il pas une Personne ? Pourquoi Le vouloir absolument comme nous, et réduire la notion de personne, de corps uniquement à une dimension matérielle ? Pourquoi ne pouvons-nous pas reconnaître qu’il puisse y avoir une Intelligence supérieure qui nous dépasse et à la volonté duquel nous sommes soumis ? En quoi Dieu est-il moins parfait s’il est une Personne ? Pourquoi Son corps ne pourrait-il pas être totalement spirituel si c’est le Sien ? Cette conception de la dualité, hérité d’idées judéo-chrétienne souvent mal comprise entre le corps et l’esprit, entre le bien et le mal, empêche un certains nombre de ces fidèles à accepter une dimension spirituelle que Jésus même est venu enseigner : l’amour de Dieu.

Notre erreur est que nous projetons notre dimension égotique, despotique sur Dieu et nous le ramenons à notre conception, Lui refusant le droit d’être comme Il Lui plait. On le fait à notre image, alors que c’est le contraire. Pourquoi ne pourrait-il pas être de carnation bleu quand Il se manifeste comme Krishna, vert quand Il se manifeste comme Ramachandra, ou doré quand Il se manifeste comme Caitanya ?

Après tout, à quoi sert de répéter pendant des siècles et des siècles, « que Ta volonté soit faite. » si c’est pour ne faire que celle qui nous arrange, celle qui nous ressemble, et pas celle qui comme les « Hare Krishna » qu’on croise dans la rue, nous dérange parce qu’on ne l’a encore ni comprise ni assimilée et qu’elle nous demande une remise en question radicale de nos convictions, et comportement…Pourquoi ?

Notre constitution originelle est que nous sommes tous des parcelles de Dieu qualitativement identique à Lui mais pas quantitativement. Nous ne serons jamais Dieu, tout comme l’étincelle n’a pas le pouvoir du brasier, mais nous sommes de même nature que Lui, sachant aussi que comme l’étincelle, notre indépendance est relative, et que dès que l’on s’éloigne de la source vive, dès que l’étincelle tombe hors du brasier, elle s’éteint et meurt…Nous sommes tous des âmes spirituelles de même nature que Dieu l’âme Suprême, même si l’on est dans un corps blancs, noirs, rouge, jaune, si l’on est riche, pauvres, d’orient ou d’occident, homme ou femme, jeune ou vieux, bien portant ou malade.

Et pourquoi Dieu serait Il seulement masculin ? Pourquoi ne pourrait-Il pas être à la fois féminin et masculin, l’énergie et l’énergétique, Radha et Krishna, aimer les vaches, les protéger au lieu de les manger, s’amuser avec ses copains les petits pâtres et danser avec les gopis, pendant que ses ministres ou ses expansions gèrent tous les univers matériels et spirituels ? Pourquoi ?

Pourquoi pas ?

On comprend mieux alors comment pour L’approcher, Le connaître, L’aimer et Le servir selon Ses goûts et non les nôtres, certains ont décidé de tout quitter, ces fous, ces bizarres, ces « Hare Krishna », ceux là même à cause de qui on passe sur le trottoir d’en face ou la rue d’à coté parce qu’on ne se sent pas comme eux et qu’ils nous dérangent parce qu’ils ne sont pas comme nous.

Ceci dit l’habit ne fait pas le moine, et point n’est besoin d’habit pour rentrer en dévotion.

Point n’est besoin non plus de faire grand étalage bruyant pour adorer le Seigneur de son cœur. La bhakti est une science profonde, intime, qui recherche et cultive l’essence plus que la forme.

Ok.

Mais s’ils n’avaient pas été dans les rues, parmi nous, avec leur habit safran bien visible et leur clochette bien sonore, témoignant de leur vie simple, même si elle n’était pas parfaite, comment aurions nous pu un jour les croiser ? Comment aurions nous pu recevoir ce sourire, ce petit mot, ce livre, ce biscuit, ce morceau de miséricorde tendu par l’un d’entre eux pour nous sauver la vie?

Ah, alors c’est ça le virus contagieux si dangereux ? La fameuse miséricorde distribuée librement au tout venant ? C’est ça qu’il faut faire taire à tout prix ? par les moqueries, les brimades, l’ostracisme, ou la torture ?

Le combat ne date pas d’hier. Déjà au 15eme siècle en Inde, un dirigeant musulman avait interdit une procession dévotionnelle chantant les saints Noms de Dieu et conduit par Shri Caitanya sous prétexte qu’elle empêchait les honnêtes gens de dormir ! Au temps d’Hérode, les petits enfants étaient tués et Joseph a du s’enfuir pour mettre Marie à l’abri et faire naitre Jésus au milieu de l’âne et du bœuf dans une étable. Exactement le même scénario à l’identique s’est joué quelques millénaires plus tôt avec la naissance de Krishna : Kamsha, un roi malveillant a failli tuer sa sœur Devaki le jour de son mariage et a donné l’ordre de tuer tous les enfants qu’elle porterait, parce qu’une voix dans le ciel lui avait prédit qu’il serait tué par son 8eme enfant. Sous l’effet d’une terreur sans précédent, il exécuta sans merci sa décision, fit emprisonner ses parents et sa sœur, pour plus de sureté, mais la puissance interne du Seigneur est tout puissante, et lorsque Krishna apparut, il fut transféré mystiquement et échangé avec la fille de Rohini, seconde épouse de son père Nanda Maharaja, et put grandir ainsi paisiblement dans le petit village de Vrindavan, au nord d’Agra, lieu de pèlerinage aussi connu en Inde que Jérusalem pour les Chrétiens et La Mecque pour les Musulmans. Encore tout jeune enfant, il se rendit avec son frère ainé Balarama, dans la ville de Mathura ou régnait Kamsha pour le mettre à mort lors d’un célèbre combat public.

Il apparaît donc que loin d’être seulement le Dieu de l’amour, il semblerait que Dieu, Krishna, la Personne Suprême, se place d’emblée au coeur des combats qui agitent nos sociétés d’hier et d’aujourd’hui, afin de rétablir l’ordre et la justice, et protéger ses dévots, comme en témoignent sur le champ de bataille de Kuruksetra, Ses Paroles et Ses actes dans la Bhagavad-Gita, lors de la guerre familiale qui opposa après 18 ans de négociations infructueuses, deux dynasties cousines, l’une tentant d’usurper illégitimement le trône revenant légalement aux autres.

Epoque antique, autre costume, autre coutumes, mais même combat d’hier à aujourd’hui…

A la lumière de ces faits et enseignement, ceux que l’on croise dans la rue, habillés bizarre, chantant comme des fous des paroles incompréhensibles, ne sont peut être pas si fou que cela.

Peut être même qu’ils seraient bien sages, ceux-là, non ? D’étudier les paroles, de vouloir suivre et marcher dans les traces de Celui qui toujours sort victorieux des batailles, parce qu’Il leur apprend à conquérir en premier leur tendances, celles là même qui les entravent.

N’est-il pas sage de vouloir en savoir plus ? De vouloir soi-même aussi se libérer de ses chaînes.

Le remède qu’Il donne ? très simple : comme quand on était petit, un jeu d’enfant : une formule magique… ou un mantra si vous préférez. (en sanskrit mana : libérer atra : le mental)

Il nous dit que la religion de cet âge est le chant des gloires de Ses propre Noms, le chant du maha-mantra Hare Krishna, et que quiconque poursuit avec persévérance cette pratique obtiendra la libération et l’éveil progressif de l’amour de Dieu dans son cœur, but ultime de l’existence…

Sur le champ de bataille, Krishna enseigne à Arjuna la science de la réalisation de soi. Vertueux de nature, et plein de doutes, Arjuna ne pouvait concevoir de s’engager dans une bataille sanglante qui allait détruire la majeure partie des deux dynasties, désastre qui le bouleversait, car tuer lui semblait contraire aux règles de la moralité, même si le fait de récupérer son royaume était légitime. Il refusa donc d’abord de combattre, rentra en « rébellion » contre l’ordre de Krishna, qui avait accepté d’être son cocher, mais finit pas abdiquer à Sa volonté, convaincu par Ses arguments.

Ce qui suit constitue les dernières paroles de Krishna à Arjuna dans la Bhagavad-gita (Chapitre XVIII, verset 65-66) avant qu’Il ne le laisse réfléchir et prendre sa décision et l’instruction ultime de Ses enseignements :

« Emplis toujours de Moi ton mental, et deviens Mon dévot, offre-Moi ton hommage, voue-Moi ton adoration, et certes à Moi tu viendras. Cela, Je te le promets, car tu es Mon ami, infiniment cher.

« Laisse là toute autre forme de religion, et abandonne-toi simplement à Moi. Toutes les suites de tes fautes, Je t’en affranchirai. N’aie nulle crainte. »

« Toutes les suites de tes fautes » De quelle libération parle Krishna ? de son patron ? de payer des impôts ? du voisin bruyant tous les soirs ? de son mari ? de ses enfants ? de sa femme ?

Non, la libération du cycle des morts et des renaissances. De la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort, fléau pour lesquels nous sommes responsables, causé par les réactions de nos actes passées, qui s’enchaînent inlassablement de causes à effets…

La mort et la naissance sont comme des portes à double battant entre le monde visible et le monde invisible, l’entrée et la sortie du théâtre, coté cour, coté jardin.

La maladie, la vieillesse, avec la valse des plaisirs et des souffrances en alternance, sont comme le grain de sable dans le fromage blanc, celui que l’on essaye à chaque cuillère de goûter en priant qu’il n’y ait cette fois ni sable ni goût amer, mais à chaque fois on remet ça et en prend plein les dents, et ça fait mal ! ce monde est un mirage, ou l’illusion du plaisir nous fait tourner autour de nos sens et de ceux des autres comme des fous dans un manège et on recommence encore et encore…peut être cette fois ci…

Mais non, toujours pas cette fois ci, et on pleure, et on rit, et le manège tourne, et les vies passent, dans l’oubli total de qui on est, d’où on vient, et où on va.

Puis un jour, peut être après avoir lancé intérieurement à l’univers un signal d’alarme, le signal des larmes, qu’on en a vraiment marre, qu’on voudrait bien rentrer, alors…Tching tching tching… un sourire, un mot, un livre, un biscuit…poussé par la curiosité, nos souffrances, le désir de s’en sortir ou de connaître la Vérité Absolue, on accepte, on se résout, on écoute, on s’abandonne, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, et puis parfois, plus du tout, et on se rendort pendant quelques temps, découragé, comme le cycle des saisons…

« Ephémères joies et peines, comme été et hiver vont et viennent, O fils de Kunti, ils ne sont dus qu’au contact des sens avec la matière, et il faut apprendre à les tolérer sans en être affecté. » (Bhagavad-gita, chap.II, 2)

Apprendre à tolérer…pas facile, mais on essaye… d’être un guerrier spirituel dans cet âge de querelle et d’hypocrisie qu’est l’âge de Kali. Une chose est sûre, chaque effort que l’on fait, chaque progrès spirituel accompli reste à notre crédit. Contrairement au savoir matériel, marcher, lire, écrire etc qu’il faut à chaque naissance réapprendre, notre crédit spirituel nous est acquis pour toujours, Krishna nous en donne la certitude : « Je protège tes acquis et comble ce qui te manque.»

Krishna nous aime et nous désire plus que tout, nous l’oublions trop souvent, pour ça nous chantons inlassablement Ses Saints Noms, c’est notre fil rouge, notre GPS…

« Si tu fais un pas vers Krishna, Il en fait cent vers toi… Il a tellement envie que chacun revienne vers Lui… »

Claire MAZAL

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2 Réponses à “POURQUOI KRISHNA FAIT PEUR? et à qui?”

  1. - Cet article est puissant et bien savoureux, parce qu’il donne l’appétit des différences. A bien des endroits il contient les réponses aux questions qu’il pose… Il ne fait rien moins qu’aider à mieux aimer le Christ : « l’agneau », qui pourrait-être une vache. Oui, je pense qu’en étudiant d’autere culture on parvient mieux à apprécier la sienne et à en pénétrer les symboles et/ou les lois. Lois, qui finalement sont toujours les mêmes : « amour d’autrui » et « adoration respectueuse » envers le Créateur de toutes choses. Qu’importe SON Nom pourvu qu’il soit un guide. Que la réincarnation soit une réalité ou que cela soit un leurre, importe peu pour le croyant. L’important n’est-il pas de vivre ici et maintenant d’abord ? Puisque nous y sommes : ici ! Et de vivre en étant le plus souvent au sommet de soi-même ? L’important n’est-il pas de veiller au bien être d’autrui ? du proche, du parent ? L’important n’est-il pas de laisser derrière soi quelque chose de vrai, de beau, de grand ; dont on pourra être fier après notre vie organique ? Par là, briser le cycle infernal des réincarnations successives, pour l’Hindouiste, entrer au paradis pour le chrétien… Cela ne revient-il pas au même ? La finalité pour le vivant est la même. De nombreux auteurs ont écrits que le vrai message du Christ a été édulcoré, notamment en ce qui concerne la réincarnation et le travail qu’ont à accomplir les défunts après leur mort organique. Il faut sans doute relire certains passages des Evangiles pour s’en rendre compte ? Pour toutes ces raisons, il est donc nécessaire de prendre en considération les textes de diverse cultures. Ce afin d’accoutumer les êtres à l’acceptation des « différences », nous renseigner sur la place de l’homme sur terre, le sens de sa vie. Le rôle qu’il a à jouer dans la création. Puis, s’informer de même sur les formes de vies qui nous sont réservées dans l’après mort organique. Nous renseigner sur les grandes questions que se posent depuis toujours, l’humanité… Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi sui-je né ? Y a-t-il une vie après la mort ? Qu’est-ce que Dieu ? Existe-t-il ? La réincarnation est-elle un fait avéré ? Etc.
    Le grand initié et poète indien Sant Kabir (1440-1518), a enseigné une synthèse d’islam et d’hindouisme en conservant les concepts de karma et de réincarnation, mais en insistant sur le fait que les multiples voies de l’hindouisme convergent vers un seul et même Dieu, en rejetant le système des castes. Il a sans doute le premier jeté les bases de cette réflexion. Loi de Cause à Effet pour les uns, loi du retour pour les autres… Tout se rejoint.

    Les Eglises d’Occident ont officiellement refusé de reconnaître la Loi de la Réincarnation et se sont ainsi égarées dans une impasse théologique et dans une voie sans issue. Les églises orientales ont trop insisté sur ces lois si bien que leurs fidèles ont adopté une attitude négative et passive, en face de la vie et des événements, en se basant sur l’idée que la renaissance offre des occasions toujours renouvelées. Le christianisme a insisté sur l’immortalité, mais il fait dépendre le bonheur éternel de l’acceptation d’un dogme théologique : soyez un bon chrétien pratiquant et vous vivrez dans un ciel plus ou moins vague, ou refusez d’être un chrétien pratiquant ou négatif qui fait passivement profession de foi et allez à un enfer absurde — un enfer né de la théologie de l’Ancien Testament et de sa présentation d’un Dieu haineux et jaloux. Ces deux conceptions sont également rejetées aujourd’hui par tous les gens réfléchis, sains et équilibrés. Nul être humain raisonnable, croyant tant soit peu en un Dieu d’Amour, ne peut accepter ce Ciel des hommes d’église, ou n’éprouve le moindre désir d’y aller. Ils acceptent encore moins « l’étang ardent de feu et de soufre » (Apoc., XIX, 20) ou la torture éternelle qu’un Dieu d’Amour infligerait à tous ceux qui ne croient pas aux interprétations théologiques du moyen âge, ni à celles des “sectaires” et des ecclésiastiques peu éclairés, qui cherchent — par les dogmes, la crainte et la menace — à retenir les masses prisonnières d’un enseignement ancien et périmé. La vérité essentielle est ailleurs. “Ce qu’un homme aura semé il le moissonnera aussi » (Gal., Vl, 7) est une vérité qu’il convient de remettre en évidence. Dans cette phrase, saint Paul formule pour nous l’ancienne et véritable Loi de Cause à Effet, appelée en Orient la Loi de Karma.
    Quant moi, je résumerai ainsi le jugement des âmes lorsqu’elles quittent la matière pour regagner leur patrie céleste, par cette avertissement tiré du « Livre des morts de l’antiquité Egyptienne : « Il n’y a d’autre juge pour les habitants des cercueils, qu’eux-mêmes ».
    Si l’on y réfléchi bien cela peut s’avérer terriblement douloureux. Chacun(e) se retrouvant face à lui-même avec le poids de sa conscience.

    L’immortalité de l’âme humaine et la capacité innée que possède l’homme spirituel intérieur de mener à bien son propre salut, suivant la Loi de la Réincarnation, conformément à celle de Cause et Effet, sont les facteurs fondamentaux qui déterminent toute la conduite et toutes les aspirations humaines. Nul homme ne peut se soustraire à ces deux lois. Elles le gouvernent à tout moment, jusqu’à ce qu’il ait atteint la perfection qu’il désire et qui lui est destinée, et qu’il puisse se manifester sur terre en véritable Fils de Dieu.
    Si l’on parle d’incarnation, doit-on comprendre qu’il y a réincarnation possible ? Résurrection et réincarnation sont-il synonymes ?

    La réincarnation peut s’inscrire dans la « Loi de retour ». Pour les adeptes de cette philosophie, ce retour à la condition humaine pour l’âme qui n’a su accomplir sa transformation lors d’une première vie, est une forme de providence. D’aucuns adoptent parfois cette philosophie, parce qu’elle leur permet de remettre au lendemain ce qu’ils ne veulent accomplir ici et maintenant. Certains diront que la réincarnation est avant tout un langage symbolique, une image des transformations successives que doit accomplir la conscience humaine si elle veut atteindre les sphères spirituelles auxquelles elle aspire. En ce cas, la réincarnation signifie que l’on peut vivre plusieurs vies en une seule, grâce à cette faculté et à cette capacité que nous avons de pouvoir nous transformer constamment nous-mêmes, en nous remettant sans cesse en question, en nous faisant en quelque sorte renaître nous-mêmes en renonçant à nos faiblesses.
    D’autres rejettent en bloc cette idée, arguant que les bouddhistes se réincarnent depuis des siècles, et qu’ils devraient alors avoir dépassé depuis longtemps l’Occident en matière de civilisation ou de progrès. C’est une manière de rejeter la différence d’autrui et de dénigrer les valeurs culturelles des autres peuples. Quoi qu’il en soit, le principe des renaissances successives symboliques ou vécues est le même pour tous les vivants.

    Là où plus rien ne va c’est lorsque l’on s’enferme dans un système de pensée ou de croyance archaïque qui divise au lieu de rassembler. Là où l’on impose aux autres son rituel de vie. Je pense par exemple à la manducation. Croire que l’on est plus proche du divin par ce que l’on ne mange pas de viande est une absurdité. Ces pratiques ont été décrétées en des temps reculé en raison de problèmes de pénurie. Comme la polygamie fut autorisée lorsque les hommes morts à la guerre laissaient derrière eu femmes et orphelins. Quand dans une famille l’un impose à l’autre son rituel, il divise. Or, ce qui rassemble et soude le couple comme le clan et/ou l’ethnie, c’est bien cela : la manducation. Les Juifs religieux mangent cachère. Voilà ce qui soude leur communauté depuis des siècles, voilà ce qui les aide à prospérer, qui leur a permis de créer leur propre économie sociale. Il est donc indispensable de s’attacher au partage de la nourriture pour exister ensemble et prospérer. A défaut de quoi tout devient conflictuel et absurde.
    Encore et toujours je dirai : vivons ici et maintenant sans rien chercher à savoir de nos vies antérieures ou futures, parce que c’est celle-ci qui nous fut donnée pour aimer, être aimé, dans la plénitude, la prospérité et l’équilibre.

    9.1-3 Genèse :

    Dieu bénit Noé. Il donne la chair des animaux pour nourriture à l’homme.

    Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit: Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.
    9.2
    Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer: ils sont livrés entre vos mains.
    9.3
    Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l’herbe verte.

    Or, si Dieu est le même pour tous, pourquoi sous tels ou tels latitudes permet-il à l’homme de manger de la viande, et sous d’autre non ? Pourquoi ne demande-t-il pas aux hommes d’appliquer les mêmes principes, en Orient qu’en Occident ? Est-il plus exigent ici que là ? Est-ce juste ?
    Ici l’on voit bien que ces principes ont été édictés par la volonté des hommes et non celles de Dieu. Pour des raisons économiques, de santé, de sécurité. En tout état de cause chacun est libre de ses choix. L’erreur peut être double :
    1) Se croire meilleur et plus proche du divin parce que l’on a adopté telle ou telle nourriture.
    2) Et, comme en toute chose, l’abus, l’excès.

    Se demander si Krishna fait peur revient à se poser la même question en ce qui concerne Jésus ou Mahhamad… Je crois quant à moi qu’il faut effectivement s’intéresser aux autres cultures pour mieux appréhender la sienne, sans pour autant vouloir en changer. Au reste changer de culture est-ce possible ? Et pourquoi vouloir en changer puisque tout est inscrit dans la nôtre.
    M.O

  2. Bonjour,
    Votre commentaire soulève plusieurs points qui feront l’objet d’articles futurs. En résumé un des grands dangers de l’intellectualisme occidental est de penser sous prétexte de tolérance qu’en matière de spiritualité tout esr pareil, et tout est symbolique. Ceci n’est pas la réponse védique aux questions que vous soulevez. Il y a bien une suprématie qu’il faut comprendre non en terme de pouvoir mais en terme de conception. Voilà pourquoi justement Krishna est remis en question et fait peur, à cause de Sa Suprématie. Ce site est conçu pour répondre à toutes ces questions, ce que je ferai dans les prochains jours, point par point. Merci beaucoup en tous cas d’avoir soulevé ce débat qui de ce fait alimente et oriente mes réponses. C.M

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